Tout commence avec la carte verte à remplir dans l'avion. Pas d'hypocrisie... Terroristes, porteurs de maladie contagieuse, fraudeurs de visa, anciens prisonniers, criminels, personnes souffrant de troubles physiques ou mentaux et toxicomanes doivent avoir contacté l'ambassade américaine au préalable. Des instructions claires vous expliquent comment remplir les papiers d'immigration et je m'applique avec précaution à ne pas faire de ratures. Je me sens d'ailleurs coupable avec les boites de pâtés dans ma valise et j'angoisse à la vue d'un chien qui renifle toutes les bagages... Peut-être qu'il me reste un bout de sandwich au fromage dans ma poche ? ATTENTION : Thelawisthelaw !
Une fois qu'on comprend que la loi est ici pour être appliquée, le reste se passe plutôt bien et dans un ambiance sympathique.
avenue de New York
La ville de New-York m'accueille dans un calme surprenant.
Les larges avenues me font penser à Séoul : pas de klaxons et les voitures sont silencieuses. Aucun choc culturel à première vue. On traverse au feu vert, on marche sur les trottoirs et personne ne m'accoste dans la rue pour me vendre une excursion quelconque. Les repères ne sont pas bousculés et la discipline règne.
Mais pourtant j'ai bien franchi l'atlantique. Dans la rue une multitude de petits commerces vous proposent des gants, des fruits, des livres, des Cds, etc. A l'aide d'une simple table, les vendeurs présentent leur marchandise en totale illégalité "tolérée". L'accueil et le service est aussi très diffèrent. Il y a toujours quelqu'un pour vous guider dans un magasin ou dans un restaurant. Si bien qu'on se sent pris en charge dès qu'on arrive quelque part. D'ailleurs certains en profitent pour prendre leur rôle à coeur et vous déclament un slam enflammé lorsque vous leur posez une simple question.
# achat de trois billets de métro avec l'aide d'un agent du métro :
Je perçois aussi New-York comme un parc d'attraction géant pour adultes resté enfants. On peut y manger des hamburgers géants, des hot-dogs, des frites à volonté. Les pompiers jouent de leur sirène à longueur de journée et, entre deux sorties, ils en profitent pour faire briller leur camion et le décorer pour Noël. Les magasins, librairies et restaurants proposent une multitude de petits gadgets en tout genre. Theamericandream...
Les premiers jours vous l'apercevez de loin en vous interrogeant sur ce que sont toutes ces lumières. Quelques jours plus tard, vous décidez d'aller à THE PLACE TOBE IN NY, où vous devez aller sous peine de perdre toute crédibilité à votre retour. Un peu comme Ushuaia lorsque vous allez en Patagonie.
arrivée sur THE lieu
Je m'attendais à être déçu. Les sites naturels sont pour moi bien plus intéressants qu'un carrefour rempli de néons publicitaires ! C'était sans connaître la folie des grandeurs des américains. La foule, les couleurs, les publicités démesurées, les milliards de néons et la musique vous enivrent. On ne sait plus ce qu'on voit et où regarder. On voit les plus grandes marques se partager des néons gigantesques, la bourse en directe, le Hard Rock Café, un magasin M&Ms délirant... On y ressent une sorte d'ivresse commerciale. J'irai jusqu'à dire que, dans son style,Time Square est un endroit assez intéressant ou l'homme a finalement réussi une sorte d'art de ville.
L'appartement que nous avons trouvé sur NewYork est sublime ! C'est un bon point de chute pour se remettre du décalage horaire et aussi pour attendre le bagage de Manu resté au stopoverd'Atlanta...
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Je commence à prendre l'habitude de commencer mes voyages avec un coup de fatigue : décalage horaire, joie du départ, stress de ce nouveau projet et impatience de découvrir un nouveau pays me mettent à plat dès le 2ème jour. Mais c'est aussi parce que je suis comme un gamin face à une montagne de cadeaux que sont toutes les découvertes qui m'attendent ici. Je fonce sur les premiers cadeaux que je trouve, deux quartiers de NewYork :Chinatown et LittleItaly ! Je bourre mon sac d'électroniques (pour le sons et les photos) et nous découvrons tous les trois (avec Manu et Aurélie) la première communauté chinoise hors d'Asie.
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Vendeuse de légume dans Chinatown
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C'est assez troublant de voir à quel point les chinois sont capables d'accaparer un quartier. Sur plusieurs blocs, tout est Chinois ! Aucun magasin "étranger" n'est capable de s'installer dans ce coin. On se croirait vraiment en Chine et d'ailleurs Manu (vivant à Shanghai) le confirme !
la fameuse roulotte de Viny
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Les italiens n'ont pas eu la même destinée. Le quartier italien se fait complètement envahir par les Chinois. Seul une rue de restaurants reste là pour satisfaire les touristes. Il est tout de même intéressant de voir quelques enseignes survivantes parmi lesquels : la roulotte de Viny qui vend des biscuits italiens depuis des années, un magasin de fromage tenu par un pilier Italien du quartier dont il me semble que les Chinois ne pourront déloger qu'une fois mort.
Vue depuis Brooklyn Heights, près de l'appartement de Mary
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Le soir de cette première journée, nous rendons visite à Mary. Professeur de Français. Elle fait honneur à la cuisine NewYorkaise et nous fait voyager à travers ses vies Irlandaise, Parisienne et Italienne.
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Je suis épuisé mais je sais qu'il me faut cette overdose de début de voyage pour me freiner ensuite et prendre le rythme qui me convient : une sorte de routine de voyage.